Six mois
Cher Stoned,
Te rends-tu compte, cela fait six mois que nous ne nous sommes vus. Six mois sont bien longs, trop longs même. Je n’arrive pas à me détacher. Tu me manques tu sais. Ne t’inquiètes pas, je sais que tu ne me répondras pas. Nos discussions sur tout et rien, nos balades me manquent, même si mon pas n’est pas assez nerveux. J’apprécie de regarder des livres avec toi, le soir en écoutant ta musique, un verre de chartreuse à la main. J’aime te prendre par le bras, de force presque, pour visiter les cimetières et autres parcs la nuit ou le jour. Et me reposer sur ton épaule, le soir, dans le train, fatiguée du maigre bonheur d’avoir été » en ta présence, d’avoir partagé un petit moment de ta vie.
Je ne suis pas encore guérie.
Tu peux encore m’écrire si tu le souhaites, cela me ferait tant plaisir.
À bientôt, même si c’est un euphémisme.
Joséphine.